Lettre de Noemí Sanin, Ambassadrice de Colombie en Espagne à María Elvira Quintana, Directrice d’affaires Culturelles du Ministère des Relations Exterieures de la Colombie en solicitant des instructions précis au gouvernement.


AMBASSADE DE COLOMBIE

E.600

Madrid, le 30 Mai 2003

Madame
MARIA ELVIRA QUINTANA
Directrice d’Affaires Culturelles
Ministère des Relations Exterieures
Bogotá D.C.

Madame la Directrice,
Je m’en rapporte à votre communication DAC 16865 datée le 6 mai 2003, en relation avec l’initiative de l’Academie d’Histoire du Quindio d’expédier une lettre à monsieur le Président du Gouvernement de l’Espagne par rapport à la possibilité de rapatrier les pièces qu’appartiennent au «Trésor des Quimbayas ». Ceci que fût donné à la Couronne Espagnole, actuellement se trouve au Musée de Madrid.

En partant du fondement qu’en matière internationale il est Monsieur le Président de la République et son Chancelier qui fixent la position officielle du Gouvernement, et en tenant compte que l’envoi d’une telle lettre par la voie diplomatique on pourrait être interpreté comme une temoignage d’appui de la part du gouvernement colombien au sujet mentionné, nous nous permetons de sollliciter des instructions précises à ce rapport.

Cordialement,

NOEMI SANIN POSADA
Ambassadrice de Colombie

Lettre adressée par l’Academie d’Histoire du Quindío à Carolina Barco, Ministre des Relations Exterieures de la Colombie

Madame
CAROLINA BARCO
Ministre des Relations Exterieures
Palais de San Carlos
Bogotá

Madame la Ministre,

Depuis 110 années on trouve, au Musée de la Amérique, à Madrid, le célèbre trésor des Quimbayas, lequel est sorti du pays en formant parti des exhibitions qu’ont eu lieu a fin de commémorer le IVème Centenaire de la Découverte de l’Amérique. Cet patrimoine culturel a été rendu le 4 mai 1893, par l’office diplomatique de Madrid à la Reine Régente, adjointe une lettre officielle signée par le Ministre des Relations Extérieures, Marco Fidel Suárez.

Carlos Holguín, Président responsable de la Colombie (1886-1892), a acheté le lot des pièces quindiènnes de la meilleur qualité, avec le but de les exhiber à Madrid, lors de la commémoration du IVème Centenaire de la Découverte de l’Amérique. Puis, à travers une communication diplomatique de son mandat, il a donné le trésor au gouvernement espagnol, et plus spécifiquement, à l’épouse du roi Alfonso XII, la Reine Régente Maria Cristina, “comme un témoignage de son gratitude” pour son aide pendant un conflit limitrophe contre nos voisins vénézuéliens. Depuis lors, ce précieux lot a été appellé « Trésor des Quimbayas » comme une évidence du splendeur des cultures indigènes en Amérique.

En plus, le trésor, que se trouve actuellement au Musée de l’Amérique à Madrid, a une signification simbolique: en 1886, la Colombie a été la dernière nation du continent americain en refaire des relations diplomatiques avec l’Espagne, depuis les guerres d’Indépendance. On sentait la besoin d’un approche fraternel avec la Couronne Espagnole, et il semble que le geste du Président Holguín donnant le Trésor –un sorte de libéralité- serais définitif pour la consolidation de ces amitiés.

Le trésor -122 pièces d’orfèvrerie prehispanique colombienne— a été le résultat des sacs archéologiques qu’ont realisés les guaqueros du Quindío en 1890, concrètement dans une fouille dénommé La Soledad, que se trouve entre les communes de Quimbaya et Filandia. Une autre parte du même trésor, composé par 74 pièces Quimbayas, a été rendu à la ville de Chicago à l’occasion de la commémoration, réalisée à celle époque-là. Alors, ça devrait être object de’une semblable réclamation au Maire de cette ville, monsieur Richard Daley.

Madame la Ministre,

L’Academie d’Histoire du Quindío voudrait, à travers vous, délivrer au Président de l’État Espagnol, José María Aznar, la lettre ici annexée, laquel n’a été seulement pas signée pour nos académiciens mais aussi pour un group de personnes qu’ont decidé de faire cause commune avec ce pétition.

Il nous semble inutil de faire emphase sur les caractérístiques de cette demande, aussi bien pour le patrimoine culturel de la Nation que pour le régión du eje cafetero. Pendant plus de cent années, les quindiennes n’ont pu pas voir ce précieux trésor, sorti de ses entrailles. Il serait à peine juste que ce trésor-ci retourne à sa terre de la même façon que des autres pays ont restitué des offrandes, avec la faveur de l’UNESCO, dont ses conventions culturelles nos pays, Colombie et Espagne, sont signataires

Attentive salutation,

JAIME LOPERA GUTIÉRREZ
Président

MARTA LUCÍA USAQUÉN RAMOS
Secrétaire Exécutive